
Interventions brève en ligne et mobile de jeûne intermittent avec soutien alimentaire pour la perte de poids chez les adultes en surpoids ou obèses au Japon : essai pilote randomisé contrôlé
2026
Contexte : Le jeûne intermittent apparaît comme une approche diététique prometteuse contre l’obésité, offrant une stratégie rentable et applicable via des plateformes web. Nous avons développé un programme bref de jeûne intermittent en ligne (PJI), comprenant un jeûne hebdomadaire d’une journée, autogéré, avec livraison de repas de substitution, un accompagnement en ligne et une messagerie via l’application pour favoriser l’observance.
Objectif : Cette étude pilote visait à évaluer l’efficacité, la faisabilité et l’innocuité préliminaires du PJI sur la perte de poids chez les adultes en surpoids ou obèses au Japon. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer ses effets sur la composition corporelle et les marqueurs métaboliques.
Méthodes : Cet essai contrôlé randomisé (1:1) de 12 semaines a recruté des adultes en surpoids ou obèses (IMC de 23 à < 35) dans une université, un hôpital et deux entreprises. Les participants ont été répartis aléatoirement en deux groupes, stratifiés selon le sexe et l’âge (< 40 ans ou ≥ 40 ans). Le groupe d’intervention a reçu des substituts de repas très hypocaloriques (407 kcal) pour un jeûne intermittent hebdomadaire, un accompagnement en ligne via Zoom (Zoom Video Communications, Inc.) et des messages sur une application encourageant le jeûne et un mode de vie sain. Le groupe témoin a reçu uniquement des messages sur l’application promouvant un mode de vie sain. Les interventions ont été administrées par un chercheur sans aveugle. Le critère d’évaluation principal était la variation du poids corporel après 12 semaines, analysée selon le principe de l’intention de traiter et ajustée en fonction du sexe, de l’âge et du poids initial. Les critères d’évaluation secondaires comprenaient la composition corporelle, la pression artérielle, les biomarqueurs (par exemple, l’hémoglobine A1c, les triglycérides et le cholestérol), la qualité de vie, l’activité physique, l’observance du traitement et les événements indésirables.
Résultats : Au total, 57 personnes ont été incluses (28 dans le groupe d’intervention et 29 dans le groupe témoin). À 12 semaines, 25 participants du groupe d’intervention et 27 participants du groupe témoin ont terminé le suivi. Le poids médian initial était de 75,8 kg (IQR 68,3-80,6) dans le groupe d’intervention et de 74,8 kg (IQR 69,8-81,8) dans le groupe témoin. La variation de poids moyenne était de -0,9 kg (écart-type 1,9) dans le groupe d’intervention et de +0,6 kg (écart-type 1,4) dans le groupe témoin. La différence ajustée de variation de poids entre les groupes était statistiquement significative (-1,6 kg ; IC à 95 % : -2,5 à -0,8). La variation de la masse grasse n’était pas statistiquement significative (-0,1 kg ; IC à 95 % : -1,3 à 1,4 kg), mais une réduction de la masse musculaire était suggérée (-1,3 kg ; IC à 95 % : -2,5 à -0,2 kg). L’adhésion au traitement était de 79 % (22/28) dans le groupe d’intervention. Aucun événement indésirable grave n’a été rapporté et aucune modification significative des principaux biomarqueurs, tels que l’hémoglobine A1c ou la qualité de vie, n’a été observée.
Conclusions : Le programme OIF a démontré son efficacité pour favoriser une perte de poids modérée chez les adultes en surpoids ou obèses sur une période de 12 semaines. Sa faisabilité et sa sécurité sont élevées, comme en témoignent les faibles taux d’abandon et l’absence d’événements indésirables graves. Cependant, la réduction de la masse musculaire observée indique la nécessité d’améliorer le programme, notamment en intégrant des conseils sur l’activité physique, afin d’optimiser les résultats de santé.