
Adaptations endocriniennes au jeûne prolongé : physiologie, incertitudes cliniques, défis translationnels et implications pour la longévité en bonne santé
2025
Objectifs : Les régimes de jeûne intermittent incluant des périodes de jeûne prolongé pourraient reproduire certains bienfaits bien documentés de la restriction calorique. Dans cette revue narrative, nous synthétisons les données précliniques et cliniques relatives aux adaptations endocriniennes lors de protocoles de jeûne prolongé.
Méthodes : Nous avons effectué une recherche structurée dans les bases de données pertinentes, suivie de l’extraction et de la synthèse des données, en nous concentrant sur les adaptations endocriniennes lors du jeûne prolongé et leurs implications potentielles pour la longévité en bonne santé.
Résultats : Le jeûne prolongé semble induire, sur différents axes endocriniens, un profil reproductible caractérisé par une diminution de la signalisation anabolique et une activation transitoire de voies potentielles de résilience au stress. Cependant, ces données sont limitées par la petite taille des échantillons, la courte durée du suivi, l’hétérogénéité méthodologique et le recours à des critères d’évaluation indirects. Les résultats endocriniens sont souvent secondaires et rapportés de manière incohérente. Les risques potentiels incluent l’hypogonadisme transitoire, l’hypothyroïdie relative, l’hypercortisolémie, l’intolérance orthostatique, les déséquilibres électrolytiques, la perte catabolique de masse maigre et les difficultés de réalimentation.
Conclusions : Globalement, le jeûne prolongé active des mécanismes endocriniens conservés susceptibles d’apporter des bénéfices cardiométaboliques ; toutefois, leur application clinique reste hypothétique. Nous soulignons les principales lacunes dans les connaissances et proposons des pistes pour les recherches futures dans ce domaine émergent.